Fréquence très basse (VLF)
Voici les explications essentielles :
1.
La caractéristique fondamentale du courant alternatif (CA) est que son amplitude et son sens de tension varient périodiquement dans le temps.
Bien que la tension d’essai VLF varie très lentement (0,1 Hz signifie qu’un cycle complet positif-négatif-positif dure 10 secondes), sa valeur de tension passe progressivement d’un maximum positif à un maximum négatif, puis revient à nouveau, se répétant de façon cyclique. Il s’agit d’une onde sinusoïdale ou cosinusoïdale standard (ou d’une autre forme d’onde alternative).
La tension continue (CC) conserve une direction constante (seule son amplitude peut varier, comme dans le cas de la tension continue pulsée).
2.
En raison de l’inversion périodique de la polarité de la tension,
Il s’agit de la différence fondamentale la plus importante entre les essais en courant alternatif (que ce soit à fréquence industrielle ou à très basse fréquence) et les essais en courant continu. Les essais en courant continu produisent un champ électrique dont la direction est constante.
3.
Pour les câbles isolés modernes à extrusion, tels que
La méthode VLF, en tant qu’essai en courant alternatif, se caractérise par un champ électrique inversé de façon continue (bien que lentement). Cela neutralise ou disperse efficacement ces charges d’espace, évitant ainsi les risques potentiels de dégradation de l’isolation liés aux essais en courant continu. Cela rend la méthode VLF plus sûre et plus adaptée aux câbles en polyéthylène réticulé (XLPE) et aux câbles similaires.
4.
Les câbles électriques en service subissent une tension alternative à fréquence industrielle (50 Hz ou 60 Hz). Les essais VLF appliquent également une tension alternative, bien que celle-ci soit d’une fréquence extrêmement basse. Bien que la réponse en fréquence des phénomènes physiques qu’ils induisent dans l’isolant (polarisation diélectrique, mécanismes de pertes, etc.) diffère, leur nature reste toutefois plus proche des conditions réelles de fonctionnement que les essais en courant continu. Ils sont plus efficaces pour exciter et détecter les défauts qui se manifestent spécifiquement sous des conditions de service en courant alternatif (par exemple, les problèmes d’interface).
